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Evasion 2010

… en moto pour une grande aventure !

Nous sommes bien rentrés et très contents d’être de retour sur le continent, heureux de revoir nos familles et nos amis. On a repris nos activités et le travail, pas encore à 100 %, on prépare une expo à la Fondation Bolle sur les voiles latines et il y a pas mal à faire.

Mais à peine débarqué une journaliste, Mme Rochat du Journal de la Côte à Morges (http://www.lacote.ch),  nous à téléphoner pour faire un article, elle avait déjà voulu le faire avant notre départ.

Notre moto arrive en théorie le 7 août 2010 à Anvers après 22 jours de bateau avec la compagnie maritime Ecu-Line, puis après jusqu’à Mulhouse par camion … on se réjouit beaucoup de récupérer Libertad !

Bonne lecture.

Salvatore et Nicole

Petit rectificatif sur l’article:

  • la maladie qui m’a touché il y a dix ans est le Guillain-Barré pour le terme exacte.
  • 500 n’est pas le nombre de visiteurs, mais le nombre de commentaires laissés sur le blog … (petit encart orange)

Cliquer sur les articles pour les voir en grand !

Carte de notre périple en moto … 105 jours et presque 20’000 km !

Quel bonheur de se retrouver avec nos enfants et en plus pour un bout de vacances au Brésil.

Magali, Michael, Robin et Neeta ont fait un bon voyage, juste qu’avec des grandes jambes comme nos deux gars c’est pas toujours simple dans les avions. On a tous pris notre premier petit déjeuner ensemble chez la famille de Thomas et Barbara Koblinsky qui nous accueillait déjà Nicole et moi depuis plusieurs jours, ils nous ont pourris-gâtés, restaurants avec des supers buffets, visite de la ville, anniversaire de famille, il y a déjà 25 ans ils nous avait reçu comme des rois et sans nous connaître.
Le lendemain, petite visite de la ville avec les enfants, juste un quartier, Sao Paulo est vraiment trop grand (diamètre Lausanne Genève et avec 400’000 motos … complètement fou) le soir, on a pris un bus très confortable pour les chutes d’Iguaçu, 15 heures de route, arrivée à 8h30 dans une ville à notre mesure !

On trouve un hôtel, une posada plus exactement, et après même pas une heure et un petit déjeuner, visite des chutes du côté brésilien, magnifique et humide à cause des cascades énormes.
Très bon moment en famille, l’après-midi on larve un peu et le soir grand moment notre premier resto viande et grand buffet à volonté, apéro avec une bonne caïpirinha, bref un très bon repas et pas cher, dans un resto très local !

Voilà on va partir sur l’Argentine pour une autre visite des chutes, très différente de celle du Brésil, beaucoup plus sauvage et avec surtout la « Gorge du Diable » puis départ pour les plages de sable blanc ver Salvador de Bahia !

Voici donc la fin de notre blog, hormis une page ou deux de chiffres, conseils pour des futurs voyageurs, nos appréciations sur les différents pays …

Neeta, Robin, Magali, Michael, Nicole et Salvatore – Juillet 2010



La carte a été mise à jour ! en haut à droite … et ne manquer pas le montage photos en musique tout en bas de cette article !


Samedi 19 juin :

Aujourd’hui nous allons faire des courses avec Daniel et allons rendre une petite visite à la « bodega » (cave) de Carlos Rivier.  Nous avons décidé de faire à manger à nos hôtes et nous allons leur cuisiner et partager une paella avec eux. Quel plaisir de pouvoir faire à manger dans une vraie et belle cuisine. Dans l’après-midi nous allons au garage rechercher Libertad, pneus changer et nettoyée comme jamais (il a même fait les silicones, etc …). Emiliano s’est donné une peine folle pour la rendre comme neuve. Nous faisons quelques photos de lui (au travers de l’essieu arrière de la moto) car il avait vu ça sur le blog sur l’article concernant le Salar Uyuni et avait trouvé ça cool. Nous allons ensuite boire un thé chez des amis des amis passionnants de Cécilia et Daniel, leur maison est un vrai musée (lui a été un grand voyageur, il a vécu la 2ème guerre mondial en Allemagne, il a tout fait dans sa vie).

Dimanche 20 juin :

Ce matin nous faisons la grâce matinée… on range nos affaires et profitons du jardin pour suspendre notre hamac; on se prépare gentiment au rythme difficiles des vacances.

Le soir nous sommes invités à aller manger chez le motard qui nous avais indiqué la route lors de notre arrivée la première fois à San Rafael, Javier a aussi convié tous ses amis motards et nous retrouvons Daniel, le garagiste et père d’Emiliano. On a eu droit à une très bon « Asado » et nous avons beaucoup discuté de l’Argentine, de la politique, des Argentins, de la Suisse et bien sûr des motos. On leur a montré beaucoup de nos photos et on a fait plein de photos de tout le monde. Ces gars (hé oui les femmes ne suivent pas) font une virée ensemble tous les samedis après-midi. On rentre de nuit, il est 2h du matin. Un des motards en BMW nous raccompagne, la soirée a été vraiment très sympa et riche en partage malgré notre espagnol de seconde zone !

Lundi 21 juin,  premier jour de l’été… à non ici de l’hiver! 540 km

Nous avons convenu avec Cecilia et Daniel de partir après le match de foot de la Suisse contre le Chili (0-2) … oui les Suisse ont perdus, mais se sont bien défendus. Nous prenons un dernier repas ensemble et partons vers 14h30. La route pour Buenos Aires (950 km) est très bonne est toute droite, nous avons prévu la faire en 2 fois, donc nous pensions n’avoir aucune surprise… hé bien on se trompait, nous avons été tout droit après une déviation et avons fait un détour de 200 km (pas de route pour revenir sur nos pas …). Quand on s’est rendu compte, on s’est dit qu’il fallait qu’on fonce un peu et que l’on roule assez tard si nous voulons arriver à Buenos Aires durant le match de foot occupant les argentins. Nous arrivons donc un peu fatigué à Castex vers les 20 h 30. Nous trouvons un hôtel, sans garage, mais la moto est devant la porte et le propriétaire nous assure qu’elle ne risque rien, qu’il y a le poste de police juste en face. Nous allons souper et nous couchons tôt, car demain il faut démarrer dès que possible.

Mardi 22 juin : 680 km et on est de retour à Buenos Aires !

A peine réveillé, nous allons déjeuner et chargeons toutes nos affaires sur Libertad, qui a bien passé la nuit. Nous assistons à un magnifique levé de soleil et ne résistons pas à l’envie de faire des photos. La route que nous prenons jusqu’à Buenos Aires est bonne et nous traversons plusieurs étangs où nous voyons des flamants, des oies, des canards, des cigognes et plein d’autres oiseaux. Ici l’agriculture est très active et nous voyons de belles cultures, les moissons ont eu lieu et d’énormes bottes de paille sont encore sur ou en bordure de champs. Les vaches paissent de tous côtés et viennent nous observer dès que nous nous arrêtons pour faire des photos. Nous arrivons à Buenos Aires, nous n’avons pas de carte, ni de GPS, mais Salvatore a un GPS naturel intégré (mieux réglé aujourd’hui que hier), il est 17 h 10 quand nous arrivons devant l’adresse que nous cherchons et le match de foot Argentine – Grèce fini 10 minutes plus tard, il y avait donc une circulation bien réduite pour ce trajet que nous appréhendions un peu.  Nous sommes logé chez Rodolphe, un français installé à Buenos Aires depuis bien longtemps et que Daniel connait. Nous avons constaté par après que nous avions mis son site sur notre blog car en cherchant des données sur Buenos Aires nous l’avions trouvé super bien fait (le monde est petit n’est-ce-pas?) son site le Petit Hergé.

Mercredi 23 juin au vendredi 25 juin:

Nous entamons les démarches pour le retour de Libertad sur la terre de ces ancêtres …

Nous allons d’abord voir notre expéditeur Ecu-Line pour faire le dossier nécessaire pour la douane et le transitaire Argentin Murchinson. Il doivent avoir plein de papier, nos billets d’avion de retour, faire des copies de tout le passeport à Salvatore pour les faire authentifier par un notaire. Tout ce passe au mieux, ci ce n’est qu’on ne peut pas payé cash chez eux, il faut aller à la banque faire un dépôt avec un papier dûment timbré ! Ce qu’on va faire de suite, quelle histoire, pour un bête versement, environ 2 heures pour nos deux passages ! Je leur ai dit ce que je pensais de leur banque qui fait des pubs à la tétlé sans arrêt ! environ 80 personnes, 6 guichets mais seulement deux d’ouvert ! Et ils ont fait des histoires pour nos billets de 100 dollars soit disant faux, mais après x palabres et contrôle tout simple avec leur machine tout était ok (ils auraient commencés par là on aurait tous gagné du temps !!!) ensuite trop tard pour retourner chez Ecu-Line ils avaient fermé.

Le lendemain on s’attaque au gros morceau, l’autorisation par l’EMBA, la douane, de réexporté notre moto en Europe, on savait l’adresse on part en moto comme des grands dans cette mégapole … après 1 heure qu’on tourne en rond, on demande à des gens et ils nous disent qu’ils ont déménagés il y a environ 2 mois … c’est malin ! Mais on fini par arriver à trouver où il crèche, comme d’habitude on quémande notre numéro de passage, mais quel vacarme dans leurs bureaux, ils sont trois, deux écoutent de la musique assez fort et le troisième regarde le foot à la télé et je ne comprenais pas toutes les questions qui m’étais adressées, bref on est dans un lieu officiel et ici c’est le souk !!! Mais tout va bien se passer quand même, ils sont fous ces argentins.

Après on décide d’aller à Tigre récupérer nos affaires au Club suisse, notre dernier trajet en moto (80 km aller retour) le long du fleuve Paraná, parcours sans carte, on se rappelle plus ou moins de la direction, on ne prend pas l’autoroute, si on se trompe c’est beaucoup de km pour rien, on y arrive et Maria la gérante nous accueille avec toujours autant de joie, elle est vraiment très sympa, j’y demande si je peux juste voir à la télé où en sont les italiens dans leur match, ils ont perdus ces pinces et c’est bien fait pour eux, ils rejoignent leur co-finaliste de 2006 les français ! Ils nous restent encore la Suisse …

De retour à Buenos Aires on essaie de passer chez Ecu-Line pour finaliser tous les papiers et surtout recevoir la facture acquittée des transactions, on arrive juste avant la fermeture de 15h00, super tout roule pour nous, on est très content du déroulement de nos affaires.

Le lendemain, on part très tôt chez Murchinson pour mettre notre moto dans la caisse qu’on avait laissé là depuis le 18 mars, Alesandro toujours là, ils n’ont pas déménagés, s’occupe de nous et tout ce passe de la meilleur des façons et en deux heures c’est dans la boîte ! Soulagement mais aussi un peu dur, on va devoir se mettre au bus, bateau, avion, etc … dur dur la moto c’est quand même super chouette et Libertad nous a été très fidèle et toujours prête à démarrer ! Enfin le voyage continue et on se réjouit beaucoup de revoir nos enfants à Sao Paulo.

En synthèse (pas de remarques, on fait court) on avait prévu 7 jours et en 2 1/2 jours tout est réglé, quel soulagement, on est super content d’avoir pu faire comme on avait prévu, mais surtout 19’250 km sans ennuis mécaniques à part les changements de pneus prévus (merci au garage Urfer de Sion pour la bonne préparation de Libertad), sans accidents, pas d’amendes, donc pas de problèmes avec les policiers et gendarmes, aucuns soucis majeurs aux douanes, pas de vol (juste une fois, des bricoles)  … bref, on est fier de notre parcours, mais on réalise aussi qu’on a une bonne étoile là-haut !

Durant ces jours de course aux papiers dans les rues de Buenos Aires, on a aussi profité dans les temps morts de visiter cette ville un peu dingue, mais trop compliquer à expliquer comme ça en quelques lignes, surtout qu’on veut poster cette article ce soir … on a apprécié les explications historiques de Rodolphe sur l’Argentine et sa ville d’adoption (16 ans qu’il est là), de jolies rencontres avec des français qui logent pour la plupart chez lui dans l’autre appartement, de très longues balades en tête à tête avec Nicole (je sais, on a l’habitude) dans ces grandes et belles avenues aves de très beles maisons des années 1900, de déguster de très bons cafés et chocolats chauds dans des  cafés, bars et restaurants tous très beaux et accueillants, on a été fouiner dans beaucoup de librairies elles sont légions ici, les argentins sont très friands de livres, bref on est très content de notre séjour ici. Et on a aussi fait les derniers achats souvenirs pour nos familles ! Une roue (pour nous motards) se tourne, mais content de passer à la suite.

On va encore faire une page finale, avec ce que nous avons aimé ou pas, adresses d’hôtels sympa, petits conseils à suivre ou non, et quelques lignes sur le côté financier ceci pour d’autres voyageurs en moto, en voiture, à pied … une page comme celles qu’on a cherché et trouvé avant de partir nous aussi. C’est toujours sympa d’être utile à d’utres au vu de notre expérience, mais ça reste notre voyage, et on sait très bien que c’est jamais 2 fois la même chose, mais si ça peut aidé juste une personne ça vaut le coup !

Un grand MERCI à toutes les personnes (beaucoup de nos amis très proches) qui ont eu le courage de laisser un commentaire, ça été pour nous a chaque fois un grand plaisir de vous lire (on voyageait aussi un peu pour vous, malheureusement on a pas pu répondre à tous). Un grand MERCI aussi à tous ceux qui nous ont écrit par mail, on n’a pas été complètement déconnecté de notre petit coin de Suisse … Voilà tout à une fin et on est très heureux de l’avoir vécu avec vous !

Dimanche 27 juin, nous partons pour l’Uruguay (Colonia et Montevideo), puis 6ème et dernier pays de notre voyage, le Brésil à Sao Paulo pour accueillir nos enfants et vivre une nouvelle aventure … on mettra juste quelques photos sur une page de ce blog !

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A très bientôt. Salvatore et Nicole, vos motards devenus simples piétons …

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(En cliquant sur les photos, on peut les voir en plus grand)

Petit montage musique (El Che Vive) et photos sur Buenos Aires, cliquer ici

Beaucoup de textes, mais quelles journées !


Mercredi 16 juin 2010 – Retour en Argentine, à Mendoza … 440 km


On prend le déjeuner en regardant le match Chili – Honduras et on parle avec Neeta et  Christine sur Skype, tout va bien mais il pleut fort dehors, le départ de Valparaiso va être humide …

Une journée difficile s’annonce, on avait demandé à l’hôtel le soir d’avant d’enlever la voiture qui se trouvait derrière nous dans un parking, il ne l’on pas fait, on ne trouve pas le propriétaire, il n’est pas à l’hôtel, bref je monte un peu les tours et me fâche, et les prie de se bouger « rapido », au bout d’un moment, toujours rien, on essaie de sortir la moto de là avec Nicole, pluie, très forte pente, étroit, on enlève les caisses et on passe entre la voiture et le grillage, mais c’est pas simple, la pente est si forte que même en freinant, la roue avant de la moto dérape … après une descente en marche arrière très très compliquée, on y est, stressé mouillé essoufflé arrive le propriétaire de la voiture, je le renvoie aussi sec à son match de foot … bref départ sous la pluie, un brin énervé, mais comme d’habitude dans notre voyage après 15 minutes presque plus de pluie, restent des grosses flaques partout dans la ville à éviter, on ne sait pas ce qu’il y a dessous (souvent des gros trous) !

Juste avant de sortir du centre ville, triangle de panne rouge sur le tableau de bord le pneu avant est dégonflé (ça fait plusieurs jours que ça arrive mais pas à ce point là, vivement qu’on le change, encore 700 km à tenir), dans le trafic intense on trouve enfin une station essence avec la possibilité de remédier à notre problème, tous les employés sont devant leur écran, ils sont contents le Chili gagne 1-0 !

Sur la route Nicole filme la liesse des Chiliens, après 48 ans de disette, le Chili gagne un match de Coupe du Monde, on est content pour eux. Des klaxons, des drapeaux, des voitures partout on fête cette victoire historique !

Pour nous, la route à trouver n’est pas simple comme souvent, pas de panneaux de direction, j’y vais au feeling et récompense après 25 km, on est sûr d’être dans la bonne direction, on ouvre les gaz et c’est parti !

Après 3 heures de route, on se les caille un peu, on s’arrête pour manger avant le « passo » (le col) dans un chouette resto, on voit à la télé (eh oui elle partout) la Suisse vient de battre l’Espagne, aie Flop va pas être content (grosse pensée pour lui) sale journée pour nos amis ibériques. Mais content pour les Suisses !

Après un bon repas au coins du feu, départ pour le col à 3200 m d’altitude environ, après 40 km au poste de contrôle de police, une barrière, le col est fermé pour cause de neige et de très gros mauvais temps! Tout est bloqué, des centaines de camions sont là en attente, les chauffeurs nous disent qu’avant 2 ou 3 jours faut pas espérer passer … je vous dit pas dans l’état que je suis … je demande à voir un responsable, on m’indique une baraque en bois où un policier s’y trouve. J’y vais et je laisse Nicole avec une quarantaine de camionneurs, je toque et dit bonjour, le policier ne lève pas les yeux de son journal et après plusieurs questions de ma part et d’autres personnes, il nous lance oralement en espagnol un numéro de téléphone à appeler demain, bref je sort de mes gons et lui dit comme je peux, qu’être aimable ça coûte pas cher, et que je n’avait pas compris le numéro, il me renvoie dehors, et je le traite devant tout le monde d’imbécile et de crétin, il m’a enfin regardé, mais vu mon énervement c’était mieux pour lui et pour moi qu’il continue à lire son journal ! Je rejoints Nicole, qu’est-ce qu’on fait ? Il fait froid et pas d’hôtel, seulement des cabanas … et prises par les chauffeurs eux aussi frigorifiés. On remonte sur la moto, on dit au revoir aux camionneurs et nous partons en arrière, pour le bas du col, 40 km! En bas toujours énervé et pas envie de réfléchir on part pour Santiago à 100 km par une autre route.

Silence radio, on sait pas ce qu’on fait, mais on roule, pas de photo, la tête n’y est pas. Pause sur une station d’essence pour un café bien chaud et là on discute pour la suite, 3 options pour aller en Argentine:
……….. 1…..Par le nord, par La Serena – San Juan, col qui culmine à 4779 m, doit aussi être enneigé et cela veux dire un détour de 800 km

……….. 2…..Par le sud, Talca – Bardas Blanca, col à 2550 m mais de la piste et on se retrouve à Bardas Blanca, on avait eu très froid il y a déjà 2 mois, détour 700 km (article …)
……….
.3…..On retourne 30 km en arrière dans un village avec des eaux thermales en attendant …

C’est l’option 3 que nous prenons, par sagesse (pneu avant au bout), en route pour Colina, station tenue par des militaires, piscine, sauna, jacuzzi, … le paradis.
Arrivé là-bas, un seul hôtel, que des militaires, accueille compliqué, le numéro de mon passeport ne passe pas, pas compatible avec leur système … ça continue. Après un bon moment, enfin dans la chambre, porte balcon qui ne ferme pas, mais on a du chauffage. Tout ce qui concerne les bains est fermé, il est 18h00 !!!

On attend 19h30, le resto ouvre, on ne mange pas beaucoup et c’est cher (monopole, il y a rien d’autre à 20 km à la ronde) nous sommes seuls à table (j’ai compté 142 tables) quelle solitude !

On va s’arrêter là pour aujourd’hui, on a eu notre dose, on est pas à Mendoza, on a fait 270 km pour pas grand-chose, demain on sait pas ce que l’on fait, on se sent prisonniers du Chili… mais nous avons une petite pensée positive pour nos amis Annick et Michel qui fête leurs 20 ans de mariage aujourd’hui, félicitation !

Jeudi 17 juin

On se lève gentiment, pas de tremblement de terre cette nuit, super la journée commence bien ! On déjeune, il est 9h30 toujours à table et toujours tout seul, on cherche une info sur le net, après bien des recherches on tombe sur la page du ministère de l’intérieur qui dit que le col est ouvert jusqu’à 12h00 pour les voitures et bus légers, on demande à l’hôtel de téléphoner pour confirmer si c’est vrai, et ils nous confirment que c’est tout bon, on plie bagages en 15 minutes, c’est notre record et départ, on a moins de 2 heures pour retourner au col, je roule à 140 km/h, je monte le col en doublant tout ce que je peux, connait pas les doubles lignes continues, 11h40 on y arrive, un policier, heureusement pas celui de hier, me dit si ma moto tient sur la neige, je répond oui, j’ai cru qu’il allait me demander si j’avais des chaînes … ils exigent pour tous les véhicules, mais ils sont pas aussi bêtes que ça! Après 23 virages, ils sont numérotés, la moto chauffe, en 2ème j’avance plus, on s’arrête, il fait 1° degré, je ne sent plus ma main gauche, trop froid, le frein avant est bloqué, plus de liquide de frein??? je pompe avec la poignée la roue avant est à nouveau libre, on utilisera plus le frein avant d’être de l’autre côté !!!
Pour abréger on passe un semblant de douane, un tunnel et à la sortie une tempête de vent et de neige, on ne voit plus la route, mais on est en Argentine et c’est ce qui compte, même si on doit mettre 10 heures pour arriver en bas ! On vous passe les détails de douane, pour une fois c’est Nicole qui s’y colle et tout se passe bien (au moins ça) et quelques km plus bas on s’arrête pour manger et se réchauffer. Content d’être passé aujourd’hui, c’est l’essentiel.
Après un bon moment de descente, on s’arrête pour mettre de l’essence, pour être sûr d’arriver avant midi à la douane, j’avais pris le risque de ne pas mettre d’essence, on y est arrivé mais c’était juste juste !

Il fait 14° et le ciel est bleu, on se découvre un peu et après 50 km à nouveau 3°, on commence à être fatigué et refroidi. Après concertation avec Nicole, on décide d’aller à San Rafael chez nos amis Daniel et Cecilia, j’avais plus envie d’aller à Mendoza, on va faire encore 250 km dans un froid glacial et sur une route de nuit avec pas âme qui vive, vers 19h30 la délivrance, on arrive enfin à bon port, je suis mort de fatigue et de froid, Nicole pendant tout le trajet ma appuyé de ses encouragements et surtout ne sait pas plaint du froid qui était très dur pour tous les deux. Daniel nous attendait avec une bonne tasse de té et un feu dans la cheminée, quel bonheur, on oublie tout, on est trop content d’être là, sentiment d’être comme à la maison! Après 2 jours de course et de gros stress, enfin le calme est de retour, content aussi que le pneu aie tenu et que le frein avant nous a laissé tranquille, merci BMW pour la fiabilité de Libertad et on passe une merveilleuse nuit dans des draps tout doux, quel bonheur.

Vendredi 18 juin :

Ce matin nous allons avec Daniel chercher Cecilia à la station de bus (nous réalisons que ça sera bientôt notre moyen de transport), elle revient de Buenos-Aires, nous sommes heureux de la retrouver. Salvatore va avec Daniel amener Libertad chez le garagiste pour son dernier changement de pneus et ripolinage avant sa mise en boîte pour son grand retour au pays.

Avant midi Cecilia nous initie à la culture et à la préparation du maté. Nous ne pouvons pas quitter l’Argentine sans faire cette expérience. Le maté est une herbe séchée bue avec une paille (filtre) en métal, en infusion dans une sorte de coloquinte vidée. Ca se boit à plusieurs, en famille, entre collègues, entre amis. Quand un argentin propose de boire le maté à quelqu’un, c’est qu’il lui fait confiance. Nous avons eu des gens dans la rue avec qui on avait eu un bon feeling qui nous en ont proposé… nous avions refusé, ne connaissant pas et ne voulant pas boire à la même paille qu’eux. Nous réalisons que nous avons pu les blesser (heureusement, on est des touristes donc ils savent que l’on connait pas). Cecilia nous explique toute la procédure de préparation. C’est une personne qui prépare le maté, elle rempli la tasse au 2/3 d’herbe à maté, verse dessus de l’eau tiède (la première fois) laisse un peu infuser et boit, ensuite elle prépare pour une autre personne (après avec de l’eau à 80 degrés), on doit tirer sur la paille métallique et s’arrêter avant d’entendre du bruit et redonner à celui qui officie, celui-ci prépare ensuite pour le suivant etc… seul celui qui verse l’eau à le droit de remuer avec la paille les herbes quand il trouve que c’est le moment ou même de changer l’herbe. En général ça se boit amer mais on peut aussi le boire avec du miel ou du sucre, il arrive aussi qu’on l’aromatise avec de la menthe, du café ou du zeste d’orange. Quand on repasse la tasse au serveur il ne faut pas dire merci, sauf quand on ne veux plus être servi à nouveau. Dans le partage du maté, il reste que le plus important est le partage et les discussions que le fait de boire le maté. C’est dans les racines, la culture de l’argentin de boire du maté, dans les familles on fait sucer la paille à maté quand il n’a plus beaucoup de gout aux tout petits enfants et en général on fait une photo de la première fois ou l’enfant (vers 1 ou 2 ans) a bu son premier maté.

Le reste de la journée a été remplie par la lessive et les rangements et tri de nos affaires pour la suite et fin du voyage. Le soir nous sommes allés avec Daniel et Cecilia, voir un peu la ville de nuit et souper dans un bon restaurant.

Samedi 12 juin au mardi 15 juin 2010 : La Serena – Valparaiso 430 km

La Serena, une halte très sympathique et reposante, dans un hôtel tenu par des dames très attentionnées (la septantaine, vraiment au petit soin, on a même eu un petit chauffage). Capitale de la 4ème région avec 160’000 habitants, de style coloniale comme Iquique, ville très jolie, paisible, devenue ville balnéaire aussi importante que Vina del Mare (la Cote d’Azur de Santiago). On y a mangé une choucroute (patrimoine allemand).

Tôt le matin à la recherche d'un resto pour avoir le wi-fi ... très calme, les magasins ouvrent le samedi vers 11h00, mais ferment vers 21h30 !

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Plaza de Armas

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Cour intérieure de l'administration communale, sympa non ?

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Nicole étudie la carte, on se perd un peu dans ces petites rues ...

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Spécialités locales à base de papaye

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De La Serena à Valparaiso, on roule sur la Panaméricaine .. super bonne route ! ( La "transaméricaine" ou "autoroute panaméricaine" est un système de voies rapides et d'autoroutes qui relie l'ensemble des Amériques : il est composé d'un axe principal qui parcourt le continent du nord au sud et de plusieurs axes secondaires transversaux.)

Pour en savoir plus, cliquer ici .

Sur cette route, il y a beaucoup de vent, et ici ils profitent de poser des éoliennes ...

Parque Eólico Canela, puissance 18.15 MW (Mega Watt ???) ... pas mal ?

Si vous voulez plus d’infos sur ce parque : http://www.endesa.cl

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Valparaiso

Arrivée pas si simple, plus de GPS (en panne de batterie depuis La Serena) et la ville compte 45 collines et autant de quartiers, mais cette fois sans « quadra », donc très difficile de s’y retrouver … En plus la ville d’un premier abord n’est pas des plus accueillante … même les chiens nous agressent, failli tomber de la moto. J’ai pas mal pesté, presque prêt à quitter ce lieu sans m’y arrêter, après presque 1 heure au détour d’une ruelle aussi pentue que le Petit Chêne à Lausanne, on trouve enfin un Bed and Breakfast très sympa et pas cher dans la colline d’Alegro. Même Libertad y trouve un enclos sécurisé.

Nous passons 2 jours à arpenter la ville en empruntant ascenseurs et funiculaires pour rejoindre nombreuses de ces collines, toutes aussi bohèmes et colorées les unes que les autres (pas mal le texte hein ?). On y a trouvé une pizzeria- bar « Salvatore » et une rue « Gervasoni » ! Une des spécificités de la ville est les graffitis autorisés contre les murs et maisons, sur tous supports, bois, tôles ondulées, etc… vraiment on se croirait dans un musée à ciel ouvert, les dessins sont très souvent remarquables ! Voir montage ci-dessous.

La problématique d’un très grand nombre de chiens fait que l’on doit autant regarder le sol que les maisons … je sais ça porte chance, mais nous, ça nous dégoûte ! Il y en a vraiment partout, déjà que la ville n’est pas la plus entretenue de tout notre périple, mais là ça fait beaucoup …

Les cafés et restaurants sont très pittoresques, on aime aller y boire de bons cafés express … On a surtout bien aimé le « café des poètes » !

Comme toute la planète, les yeux de tous les chiliens sont rivés sur le mondial de foot en Afrique du sud … chacun y va de sa pub pour un repas, un déjeuner avec la télé couvrant l’événement !

Quelques infos du Net :

Valparaíso est un caléidoscope,
un naufrage à l’envers
Valparaíso est un triquet en coup de vent,
un labyrinthe de couleurs.
Valparaíso, c’est des escaliers qui vont jusqu’au ciel,
des ascenseurs qui passent entre les jardins des maisons…
Un chaos désordonné et beau
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Poème de Leo Silva A.


Valparaíso, ville-port, se trouve dans la côte sud-est d’Amérique du Sud (zone centrale du Chili), à 120 kms au Nord-ouest de Santiago (capitale du pays); c’est un bijou caché en Amérique Latine. Un port plein d’histoire et de nostalgie, une curiosité urbaine et arquitectronique , une ville qui n’a jamais été fondé.
Valparaíso est une baie naturelle entourée d’une chaîne de montagne du type cordillère qui baigne ses flancs dans la mer et qui la transforme en un amphithéâtre qui regarde vers le Pacifique.

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Petite nouveauté, petit montage maison sur Valparaiso, que de couleurs … (En cliquant dessus, on peut voir le montage en grand, dans la nouvelle fenêtre cliquer à nouveau dessus et se déplacer avec les curseurs)

A très bientôt. Salvatore et Nicole, vos motards migrateurs et leur fidèle monture Libertad !