Beaucoup de textes, mais quelles journées !
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Mercredi 16 juin 2010 – Retour en Argentine, à Mendoza … 440 km
On prend le déjeuner en regardant le match Chili – Honduras et on parle avec Neeta et Christine sur Skype, tout va bien mais il pleut fort dehors, le départ de Valparaiso va être humide …
Une journée difficile s’annonce, on avait demandé à l’hôtel le soir d’avant d’enlever la voiture qui se trouvait derrière nous dans un parking, il ne l’on pas fait, on ne trouve pas le propriétaire, il n’est pas à l’hôtel, bref je monte un peu les tours et me fâche, et les prie de se bouger « rapido », au bout d’un moment, toujours rien, on essaie de sortir la moto de là avec Nicole, pluie, très forte pente, étroit, on enlève les caisses et on passe entre la voiture et le grillage, mais c’est pas simple, la pente est si forte que même en freinant, la roue avant de la moto dérape … après une descente en marche arrière très très compliquée, on y est, stressé mouillé essoufflé arrive le propriétaire de la voiture, je le renvoie aussi sec à son match de foot … bref départ sous la pluie, un brin énervé, mais comme d’habitude dans notre voyage après 15 minutes presque plus de pluie, restent des grosses flaques partout dans la ville à éviter, on ne sait pas ce qu’il y a dessous (souvent des gros trous) !
Juste avant de sortir du centre ville, triangle de panne rouge sur le tableau de bord le pneu avant est dégonflé (ça fait plusieurs jours que ça arrive mais pas à ce point là, vivement qu’on le change, encore 700 km à tenir), dans le trafic intense on trouve enfin une station essence avec la possibilité de remédier à notre problème, tous les employés sont devant leur écran, ils sont contents le Chili gagne 1-0 !
Sur la route Nicole filme la liesse des Chiliens, après 48 ans de disette, le Chili gagne un match de Coupe du Monde, on est content pour eux. Des klaxons, des drapeaux, des voitures partout on fête cette victoire historique !
Pour nous, la route à trouver n’est pas simple comme souvent, pas de panneaux de direction, j’y vais au feeling et récompense après 25 km, on est sûr d’être dans la bonne direction, on ouvre les gaz et c’est parti !
Après 3 heures de route, on se les caille un peu, on s’arrête pour manger avant le « passo » (le col) dans un chouette resto, on voit à la télé (eh oui elle partout) la Suisse vient de battre l’Espagne, aie Flop va pas être content (grosse pensée pour lui) sale journée pour nos amis ibériques. Mais content pour les Suisses !
Après un bon repas au coins du feu, départ pour le col à 3200 m d’altitude environ, après 40 km au poste de contrôle de police, une barrière, le col est fermé pour cause de neige et de très gros mauvais temps! Tout est bloqué, des centaines de camions sont là en attente, les chauffeurs nous disent qu’avant 2 ou 3 jours faut pas espérer passer … je vous dit pas dans l’état que je suis … je demande à voir un responsable, on m’indique une baraque en bois où un policier s’y trouve. J’y vais et je laisse Nicole avec une quarantaine de camionneurs, je toque et dit bonjour, le policier ne lève pas les yeux de son journal et après plusieurs questions de ma part et d’autres personnes, il nous lance oralement en espagnol un numéro de téléphone à appeler demain, bref je sort de mes gons et lui dit comme je peux, qu’être aimable ça coûte pas cher, et que je n’avait pas compris le numéro, il me renvoie dehors, et je le traite devant tout le monde d’imbécile et de crétin, il m’a enfin regardé, mais vu mon énervement c’était mieux pour lui et pour moi qu’il continue à lire son journal ! Je rejoints Nicole, qu’est-ce qu’on fait ? Il fait froid et pas d’hôtel, seulement des cabanas … et prises par les chauffeurs eux aussi frigorifiés. On remonte sur la moto, on dit au revoir aux camionneurs et nous partons en arrière, pour le bas du col, 40 km! En bas toujours énervé et pas envie de réfléchir on part pour Santiago à 100 km par une autre route.
Silence radio, on sait pas ce qu’on fait, mais on roule, pas de photo, la tête n’y est pas. Pause sur une station d’essence pour un café bien chaud et là on discute pour la suite, 3 options pour aller en Argentine:
……….. 1…..Par le nord, par La Serena – San Juan, col qui culmine à 4779 m, doit aussi être enneigé et cela veux dire un détour de 800 km
……….. 2…..Par le sud, Talca – Bardas Blanca, col à 2550 m mais de la piste et on se retrouve à Bardas Blanca, on avait eu très froid il y a déjà 2 mois, détour 700 km (article …)
………. .3…..On retourne 30 km en arrière dans un village avec des eaux thermales en attendant …
C’est l’option 3 que nous prenons, par sagesse (pneu avant au bout), en route pour Colina, station tenue par des militaires, piscine, sauna, jacuzzi, … le paradis.
Arrivé là-bas, un seul hôtel, que des militaires, accueille compliqué, le numéro de mon passeport ne passe pas, pas compatible avec leur système … ça continue. Après un bon moment, enfin dans la chambre, porte balcon qui ne ferme pas, mais on a du chauffage. Tout ce qui concerne les bains est fermé, il est 18h00 !!!
On attend 19h30, le resto ouvre, on ne mange pas beaucoup et c’est cher (monopole, il y a rien d’autre à 20 km à la ronde) nous sommes seuls à table (j’ai compté 142 tables) quelle solitude !
On va s’arrêter là pour aujourd’hui, on a eu notre dose, on est pas à Mendoza, on a fait 270 km pour pas grand-chose, demain on sait pas ce que l’on fait, on se sent prisonniers du Chili… mais nous avons une petite pensée positive pour nos amis Annick et Michel qui fête leurs 20 ans de mariage aujourd’hui, félicitation !
Jeudi 17 juin
On se lève gentiment, pas de tremblement de terre cette nuit, super la journée commence bien ! On déjeune, il est 9h30 toujours à table et toujours tout seul, on cherche une info sur le net, après bien des recherches on tombe sur la page du ministère de l’intérieur qui dit que le col est ouvert jusqu’à 12h00 pour les voitures et bus légers, on demande à l’hôtel de téléphoner pour confirmer si c’est vrai, et ils nous confirment que c’est tout bon, on plie bagages en 15 minutes, c’est notre record et départ, on a moins de 2 heures pour retourner au col, je roule à 140 km/h, je monte le col en doublant tout ce que je peux, connait pas les doubles lignes continues, 11h40 on y arrive, un policier, heureusement pas celui de hier, me dit si ma moto tient sur la neige, je répond oui, j’ai cru qu’il allait me demander si j’avais des chaînes … ils exigent pour tous les véhicules, mais ils sont pas aussi bêtes que ça! Après 23 virages, ils sont numérotés, la moto chauffe, en 2ème j’avance plus, on s’arrête, il fait 1° degré, je ne sent plus ma main gauche, trop froid, le frein avant est bloqué, plus de liquide de frein??? je pompe avec la poignée la roue avant est à nouveau libre, on utilisera plus le frein avant d’être de l’autre côté !!!
Pour abréger on passe un semblant de douane, un tunnel et à la sortie une tempête de vent et de neige, on ne voit plus la route, mais on est en Argentine et c’est ce qui compte, même si on doit mettre 10 heures pour arriver en bas ! On vous passe les détails de douane, pour une fois c’est Nicole qui s’y colle et tout se passe bien (au moins ça) et quelques km plus bas on s’arrête pour manger et se réchauffer. Content d’être passé aujourd’hui, c’est l’essentiel.
Après un bon moment de descente, on s’arrête pour mettre de l’essence, pour être sûr d’arriver avant midi à la douane, j’avais pris le risque de ne pas mettre d’essence, on y est arrivé mais c’était juste juste !
Il fait 14° et le ciel est bleu, on se découvre un peu et après 50 km à nouveau 3°, on commence à être fatigué et refroidi. Après concertation avec Nicole, on décide d’aller à San Rafael chez nos amis Daniel et Cecilia, j’avais plus envie d’aller à Mendoza, on va faire encore 250 km dans un froid glacial et sur une route de nuit avec pas âme qui vive, vers 19h30 la délivrance, on arrive enfin à bon port, je suis mort de fatigue et de froid, Nicole pendant tout le trajet ma appuyé de ses encouragements et surtout ne sait pas plaint du froid qui était très dur pour tous les deux. Daniel nous attendait avec une bonne tasse de té et un feu dans la cheminée, quel bonheur, on oublie tout, on est trop content d’être là, sentiment d’être comme à la maison! Après 2 jours de course et de gros stress, enfin le calme est de retour, content aussi que le pneu aie tenu et que le frein avant nous a laissé tranquille, merci BMW pour la fiabilité de Libertad et on passe une merveilleuse nuit dans des draps tout doux, quel bonheur.
Vendredi 18 juin :
Ce matin nous allons avec Daniel chercher Cecilia à la station de bus (nous réalisons que ça sera bientôt notre moyen de transport), elle revient de Buenos-Aires, nous sommes heureux de la retrouver. Salvatore va avec Daniel amener Libertad chez le garagiste pour son dernier changement de pneus et ripolinage avant sa mise en boîte pour son grand retour au pays.
Avant midi Cecilia nous initie à la culture et à la préparation du maté. Nous ne pouvons pas quitter l’Argentine sans faire cette expérience. Le maté est une herbe séchée bue avec une paille (filtre) en métal, en infusion dans une sorte de coloquinte vidée. Ca se boit à plusieurs, en famille, entre collègues, entre amis. Quand un argentin propose de boire le maté à quelqu’un, c’est qu’il lui fait confiance. Nous avons eu des gens dans la rue avec qui on avait eu un bon feeling qui nous en ont proposé… nous avions refusé, ne connaissant pas et ne voulant pas boire à la même paille qu’eux. Nous réalisons que nous avons pu les blesser (heureusement, on est des touristes donc ils savent que l’on connait pas). Cecilia nous explique toute la procédure de préparation. C’est une personne qui prépare le maté, elle rempli la tasse au 2/3 d’herbe à maté, verse dessus de l’eau tiède (la première fois) laisse un peu infuser et boit, ensuite elle prépare pour une autre personne (après avec de l’eau à 80 degrés), on doit tirer sur la paille métallique et s’arrêter avant d’entendre du bruit et redonner à celui qui officie, celui-ci prépare ensuite pour le suivant etc… seul celui qui verse l’eau à le droit de remuer avec la paille les herbes quand il trouve que c’est le moment ou même de changer l’herbe. En général ça se boit amer mais on peut aussi le boire avec du miel ou du sucre, il arrive aussi qu’on l’aromatise avec de la menthe, du café ou du zeste d’orange. Quand on repasse la tasse au serveur il ne faut pas dire merci, sauf quand on ne veux plus être servi à nouveau. Dans le partage du maté, il reste que le plus important est le partage et les discussions que le fait de boire le maté. C’est dans les racines, la culture de l’argentin de boire du maté, dans les familles on fait sucer la paille à maté quand il n’a plus beaucoup de gout aux tout petits enfants et en général on fait une photo de la première fois ou l’enfant (vers 1 ou 2 ans) a bu son premier maté.
Le reste de la journée a été remplie par la lessive et les rangements et tri de nos affaires pour la suite et fin du voyage. Le soir nous sommes allés avec Daniel et Cecilia, voir un peu la ville de nuit et souper dans un bon restaurant.
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Repas de midi au coin du feu… mais il faut du temps pour se réchauffer
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Nous passons le col au pied de l’Aconcagua qui passe du Chili à l’Argentine
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L’hiver s’installe et les chances de passer le col diminuent
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Encore un vol de condor pour notre grande joie
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Enfin de retour en Argentine
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Nous retrouvons les bouteilles d’eau pour la défunte Correa
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Le maté fait partie de la culture Argentine
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Cecilia nous initie …
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On dirait qu’il a fait ça toute sa vie
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… sous le regard attentif de Daniel !
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Les feuilles tombent et les pigeons restent
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Haut perché un « Chimango » …
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et un autre sur le sol, un « Tero » (Vanneau huppé)
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San Rafael un lieu paisible… et notre copagnon Fimu
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On fait la lessive
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Ballade de nuit dans la ville
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Meuh… on se dirait en Italie, non en Suisse, hé non on est toujours en Argentine
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